vendredi 9 mars 2012

Paule KA FW12 Presentation

Dimanche dernier Paule Ka profitait de la Fashion Week parisienne
pour présenter sa collection FW12 à la presse.
Une collection fraiche!

En voici quelques images:

vendredi 2 mars 2012

lundi 6 février 2012

On sort ce soir ?


Il fait –5° ; -10° ressentis selon la météo, je marche dans les rues glacées de Pigalle, non par choix mais parce que c’est près de chez moi.
J’ai vomi la moitié de mon rhum Chicanos en fumant une cigarette, j’ai le gout du vomi dans le nez.
Cela fait plus de deux mois que je ne suis pas sorti à Paris. Ce soir je me suis motivé malgré mes 65h de travail hebdomadaire, mes yeux sont creusés et j’ai perdu pas mal de kilos en chemin.
J’ai essayé de faire ça bien, j’ai enlevé mon pull confortable pour porter une chemise en velours couleur camel, J’ai mis du parfum et je me suis frotté les joues pour avoir l’air moins blanc.
 Je me traine avec mon fidèle colocataire près d’un ancien club lesbien dans lequel je suis rentré saoul,  drogué, en guenille ou bien habillé et frais comme un gardon.  Nous faisons la queue comme des moutons, je n’ai jamais vu autant de bonnet St-James de toute ma vie.
Le videur emmitouflé dans un châle beige me pose la question de merde :
-« Vous êtes combien ? »
-« ben deux.. »
-« désolé c’est pas possible »
Je n’essaye même pas de discuter, nous parcourons  quelques mètres en baissant les yeux et en sentant le poids de l’humiliation couvrir doucement nos épaules.
On se demande pendant quelques minutes où aller. Nous valons beaucoup mieux  que  ces connards trônant devant la boite et nous regardant en souriant. Le sentiment de violence me suce l’esprit mais je suis déjà résigné, je sais que je suis condamné à tenir des propos aigris et à chier sur cette vie parisienne que j’embrassai avec fougue il y a quelques mois.
Mon lit est immense et je me sens bien seul dedans, ma tête tourne, je suis déshydraté,  seules mes pensées de hippies arrivent à me calmer. Je conduis un vieux break Volvo vert bouteille sur de longues routes côtières, J’écoutes Neil Young en me frottant la barbe et j'ai les cheveux rongés par le sel. 
Ces images me permettent d’échapper à cette vie qui me baise à petit feu.
On fuit chacun à sa manière.
Demain est un autre jour, je lirai des livres et je me promènerai dans le parc de Belleville histoire que samedi passe plus vite.

Paris m’excite et parfois Paris me fatigue.

Guillaume Rouan


lundi 28 novembre 2011

The Wall of Death by Benedict Campbell

Le lundi soir la TV t'abrutit?

Mini reportage d'une belle équipe de cinglé.




Vous avez le droit de nous mettre un coup de pied au cul si vous vous faîtes chier ici...

lundi 14 novembre 2011

Metropolitan Vintage Show

Du 18 au 20 Novembre se tiens la première édition du Métropolitan Vintage Show dans les locaux de l'ENSAIT à Roubaix.


Premier salon mode et déco vintage sur la région lilloise, le week-end s'annonce chargé.
Au programme, vêtements et accessoires, mobilier et décoration, art vintage...
En prime, des animations tout au long de l'évènement : concours de look vintage, coaching avec personal shoppeuse et exposition d’illustrations de mode vintage en collaboration avec Esmod.


Et si vous n'y êtes pas, Point of View se fera un plaisir de faire un report !

mardi 8 novembre 2011

Salement endimanché by Guillaume Rouan


 Une des premières choses m’ayant marqué lors de mon arrivée à Paris est la misère et la pauvreté qui règnent dans la ville. Chaque arrondissement, chaque trottoir regorge de  sans-abris aux visages burinés, ravagés qui rampent vers une mort proche en s’assommant d’alcool ou de désillusions. 
Le nombre de ces hommes et de ces femmes est tout simplement hallucinant, ils vivent comme des bêtes, stagnent dans leurs déjections et dans la crasse sous nos yeux vides et  aveugles.
Le métro se présente comme le théâtre des maladies mentales, les gens crient tout haut des discours incohérents parfois drôles ou parfois tragiques. Ils prennent à partie un public inerte et aussi réceptif que les murs auxquels ils parlent toute la journée.
Quand j’entends une femme BCBG, les pieds nus en décomposition, hurler à répétition « Catherine Deneuve mange des enfants nègres en Afrique » je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.
A vrai dire je pense juste à ma moustache, si dois la garder ou la raser.
Dimanche je suis allé aux puces de St Ouen ; pas très loin des antiquaires et des connards comme moi qui achètent des vinyles voilés et rayés une fortune, on trouve les biffins ou les chiffonniers (ça fait plus paris authentique hein ?). Ces gens-là récupèrent ce qu’ils peuvent dans les poubelles la semaine, nourriture comprise pour pouvoir le vendre le dimanche quelques centimes. C’est comme ça qu’ils survivent. J’ai vu une belle chemise en jeans qu’un mec vendait, j’ai failli la regarder mais je me suis tracé vite fait. 
J’ai pensé à l’argent claqué la veille dans une boite de nuit tendance, j’aurai pu acheter des dizaines de stand ou faire vivre une poignée de personne pendant une semaine.
La misère est omniprésente ici, le temps passe et je la remarque de moins en moins, pourtant il fait de plus en plus froid. Je deviens insensible et superficiel.
Est-ce que les gens sont si indifférents à Paris ? Pas vraiment ce sont pour beaucoup de gens faussement originaux comme moi qui sont trop obnubilés par leurs problèmes de petits bourgeois. 

Oui, c’est assez terrible en plus je ne sais pas où sortir ce soir.