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mardi 13 juillet 2010

Le plus heureux des petits poneys by Guillaume Rouan


Sur la grande place de Khmeneltsky à coté de nombreuses attractions destinées aux enfants, trône un petit poney blanc attaché avec une vieille jument décrépite.

Ce petit poney à l’air bien heureux, il montre fièrement sa tige aux passants en mangeant du foin. 
Parfois il me semble même qu’il sourit de manière idiote.
Des enfants lui montent sur le dos, lui gratte la crinière, il fait alors son petit tour docilement, tranquillement la tête haute et le sabre à l’air.  
Je ne sais pas d’où provient son érection continue, peut être se sent t’il tout simplement bien, il offre ses flancs au soleil, mange à volonté et défèque à son grès sur les pavés chaud de la place. 
C’est une belle vie de petit poney.
Les parents semblent quelques fois gênés devant son membre violacé et répondent évasivement aux questions de leurs enfants.

Moi je leur répondrai c’est comme prendre un bain chaud en hiver, ça met le barreau.

Des fois j’aimerai bien être le petit poney.

Ce billet d’humeur est dédicacé a toutes celles et ceux d’entre vous qui ont tapissé leurs murs avec les posters de Poney Magazine durant leur enfance.

Guillaume Rouan

mercredi 7 juillet 2010

Néant


C'est une rechute c'est officiel

Les silences sont trop longs, les pensées que trop peu structurées

Introspection

La routine étouffe la créativité et l'envie

On fait semblant d'y croire en se persuadant qu'on sera plus fort


J'aimerais qu'ils nous livrent plus de secrets

Est-ce que cela viendra?

Pensée du jour, demain sera peut-être tout autre
On l'espère...

Au passage, c'était Blue Blood des Foals.

A très vite

mardi 6 juillet 2010

A bord du Moscou-Belgrade by Guillaume Rouan

Les moldy peaches chantent des ballades dans mes oreilles.
Le soleil éblouit le paysage une dernière fois avant de se coucher.

Je me noie dans la fenêtre et je souris comme un enfant.
Le train grince, couine et siffle, il me berce avec bienveillance.

La vieille locomotive diesel avance lentement mais sûrement. Les wagons sentent la pisse et le poisson, un vendeur arbore des carpes séchées d’un demi mètre de long.

Les steppes se succèdent, on croise des calèches, des Lada déglinguées, des maisons bancales et colorées, des gens travaillent courbés dans les champs.

Je passe ma tête par la fenêtre et me laisse envahir par les odeurs de l’été.

Je me sens terriblement apaisé comme après avoir beaucoup pleuré.

Je n’appellerai pas ça l’aventure cela serait un peu trop prétentieux, c’est comme une fuite, une entracte, une pause à l’encontre du quotidien.

C’est juste vivre un peu différemment.     

Guillaume Rouan.

jeudi 17 juin 2010

An eastern night by Guillaume Rouan


Dans le métro assourdissant de Kiev, on évolue dans des odeurs lourdes.
Les visages acerbes, tristes et méprisant forment les seuls paysages. 


Assis sur la banquette en cuir véritable, un groupe de fille m’entoure, leurs haleines sentent la bière bon marché, elles sont très maquillées et en ont bien besoin. Elles singent ma position, ma tête négligemment posée dans la paume de la main. Deux filles me parlent anglais, l’une d’elle mélange aussi l’allemand. 

Elles gloussent quand je leur dis être français.
 « Do you like party, night club ? »
« Not really…»
« Oh come on! Follow us! »

J’interroge du regard mon compagnon d’aventure…
"Pourquoi pas, lui dis-je, ça nous fera voir du pays"

Nous suivons le troupeau et descendons 3 stations plus loin. Nous marchons plus de 45 min avant de rejoindre la boite. Nous longeons des quartiers sinistres, de longues tours massives et grisâtres.

J’ai peur de me faire couper la gorge, les séries américaines font leur effet.

Nous traversons des souterrains éclairés par des néons verdâtres,
des gens croupissent à l’intérieur, assis à même le sol.

La boite n’a rien d’exotique, c’est un bâtiment métallique.
A l’intérieur la techno ukrainienne tape fort comme toutes ces filles à moitiés nues dans ma rétine.
Les gens dansent et semblent se démembrer, danse de St Guy.

 Nous buvons rapidement quelques verres pour supporter l’ambiance. Mais même ici le mal de ventre persiste, je hais les discothèques. Un dernier verre pour la route. Peut-être le dernier tout court.

Nous plongeons de nouveau dans la ville et sa noirceur.
Nos rires sentent la peur. Des gens nous croisent parlent ou crient. Nous avançons en baissant les yeux.

Le soleil se lève et je me couche.
Je me sens vivant loin des angoisses françaises et institutionnelles.
Ma cigarette vient de s’éteindre.

Guilaume Rouan

lundi 24 mai 2010

Point of View s'exporte

Voilà, le temps avance un peu plus vite que d'habitude...

Dans moins d'une semaine, la toute petite équipe de Point of View s'envole pour l'Ukraine.
Au programme, un stage de trois mois chez le leader de la lingerie féminine du pays: Ajour.

Mais aussi du voyage, des week-end qui seront certainement passés à visiter l'Ukraine 
et ses les pays limitrophes.

Nous essayerons donc de vous faire part de toutes nos péripéties aussi régulièrement que possible certainement sous forme de reportage photo sans pour autant délaisser les articles que nous pouvons vous fournir depuis l'ouverture du blog.

Bonne saison à tous!